LE JEU DE LA MORT : (ou la manipulation audiovisuelle des esprits).

A l’éditorial du très respectable média l’Express.fr rédigé par Julie Saulnier et publié le 18 mars 2010, on pouvait lire ceci : LE JEU DE LA MORT : « Tout le monde peut devenir bourreau »

Ce titre très alarmiste reflétait sans exagération la stupeur généralisée qu’avait suscité l’expérience télévisée du même nom, ayant été diffusée la veille sur la chaîne France 2.

En fait, il s’agissait plus précisément d’un documentaire réalisé par Christophe Nick  soulevant la question de l’autorité ou l’emprise de la télévision sur les téléspectateurs. Celui-ci était suivi d’une table ronde animée par Christophe Hondelatte. Le débat du même nom nous invitait plus particulièrement à essayer de comprendre les mécanismes qui peuvent pousser des individus à annihiler leur capacité à réagir face à des injonctions même insolites dans une atmosphère ludique.  Après des échanges très vifs entre l’échantillon représentatif de téléspectateurs face à un copieux panel de spécialistes : scientifiques, animateurs et journalistes argumentant successivement leur point de vue, il était alors temps de conclure et d’admettre que la télévision a indubitablement un immense pouvoir de persuasion sur une majorité des auditeurs que nous sommes. Cela représente évidemment un danger  pour la liberté de penser, et d’une façon plus insoupçonnée, sur quelques belles valeurs de la démocratie.

En effet, les Français passent près de 4 heures par jour en moyenne devant leur poste de télévision selon les diverses études d’observation publiées sur le Net. Pour les plus jeunes on peut compter jusqu’à 6 heures et plus. C’est dire que le petit écran à une énorme responsabilité éthique face à ce constat. Que se passe-t-il lorsque l’on regarde la télévision de manière prolongée ? A mon avis le monde du virtuel tend à se confondre avec celui qui nous entoure et finit par envahir l’espace vital pour s’installer de façon insidieuse dans notre réalité quotidienne. Avec le nouveau concept de téléréalité importé des Etats-Unis dans les années 80, l’impression de proximité avec le monde parallèle est d’autant plus probante. Au fur et à mesure des années, la télévision s’est imposée dans nos foyers en occupant une place prépondérante dans nos distractions. Tout a été organisé pour rendre notre subconscient de plus en plus perméable à la manipulation visuelle. Ce média envahissant a été jusqu’à nous impliquer dans ses productions pour faire de nous des partenaires à part entière ; complices et illusoirement actifs pour certains de ses objectifs. Couplé aux outils de communication devenus abordables aux revenus les plus modestes tels que le téléphone, le réseau Internet, il devient alors possible de surprendre l’intimité de candidats volontaires, peu alertés sur les conséquences de leurs échanges et de leurs actes. Nous avons été nombreux et assidus aux rendez-vous devant notre poste pour le lancement de ces programmes sensationnels très affriolants à de multiples attraits outre la sensualité et le voyeurisme qu’ils proposent, nous subissons un matraquage publicitaire quotidien ventant les qualités d’une quantité de produits dérivés pas vraiment utiles ; associés à ces productions. Le public, conditionné par le tapage médiatique fait autour de ces événements devient peu à peu accro. Bref, on aurait presque le sentiment que la télé veut par ce biais prendre possession de nos facultés de discernement. Pour beaucoup de téléspectateurs la télévision est devenue maîtresse de leur comportement. Certaines personnes de faible personnalité ne peuvent même pas, s’habiller, se nourrir, s’équiper sans se référer à la publicité télévisuelle, d’autres encore n’hésitent pas à parler, à se mouvoir, à vivre au plus près du standing des célébrités bien au-delà de leurs moyens financiers au risque même de se ruiner. On peut toujours condamner mon propos, mais quand on en arrive à ce stade, j’estime que là, il y a danger évidemment. Ce qui m’inquiète le plus, c’est que la société n’est pas standardisée quoi qu’on en dise. Nous sommes aujourd’hui très éloignés de la culture universelle malgré une inquiétante tendance à la standardisation. Nous n’avons pas les mêmes parcours, les mêmes moyens, les mêmes désirs et pourtant j’ai le sentiment que la télévision semble vouloir nous faire croire que les modèles qu’elle propose sont forcément abordables par la majorité. Certains téléspectateurs arrivent à faire la différence entre le rêve et la réalité, d’autres visiblement pas ! C’est à partir de ce niveau d’emprise que la notion de psycho dépendance audiovisuelle me paraît inéluctable.
Alex LONY
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LA REPUBLIQUE SE FAIT ANTIPATHIQUE

L’échec du débat sur la question de l’identité Française est le résultat de l’échec cuisant de la République.

Comme beaucoup d’entre vous, je pense vraiment que la montagne a accouché d’une souris. Dans cette affaire on ne nous dit toujours pas qui serait considéré être Français et qui ne le serait pas vraiment. De toute façon ce débat était voué à l’échec, car les raisons profondes du déni d’une minorité de Français pour leur République n’ont pas été véritablement identifiées. Il y avait forcément une cause à effet que l’on a volontairement esquivé et c’est bien dommage. On savait déjà que les enfants maltraités ont généralement du mal à accepter que l’on puisse leur demander d’aimer leurs parents trop rigides ou carrément violents, sans que ces derniers ne fassent un effort drastique pour corriger leur nature exécrable : voyez donc le parallèle. C’est évidemment sans surprise que nous constatons de la même manière, que contraindre une population à qui l’on n’offre aucune égalité des chances,  à aimer son pays aveuglément sous l’effet de la pression, soit chose naturelle. Comme on exige de ces parents un changement radical de leur personnalité et de leur comportement vis-à-vis de leur enfant, la France se doit de faire un effort bien plus significatif en matière d’égalité de traitement. Rendre plus juste, l’accès : au logement, au travail, aux études dans de bonnes conditions, au développement, personnel, professionnel et culturel, etc.,  est sans doute la meilleure solution pour susciter en direction de ces citoyens sinistrés, une réelle attirance pour les  Symboles de la République.

Donnez à ces gens la possibilité d’avoir des moyens financiers suffisants grâce à leur travail et leur évolution professionnelle, de pouvoir offrir dignement à leurs enfants tout le confort nécessaire pour étudier dans de bonnes conditions et suivre ensuite la trace de leurs parents socialisés et épanouis dans leur vie active, me paraît plus réaliste. Regardez dans la direction des Etats-Unis : Ceux qui font aujourd’hui la fierté de ce grand pays sont les premiers à agiter avec allégresse le drapeau national même lorsqu’ils sont issus des zones les plus sombres de l’Amérique. Si cela est rendu possible, c’est justement parce qu’on a donné à ces gens dont l’avenir était condamné d’avance, une chance de sortir du cercle infernal  de la délinquance.  A l’opposé de cet exemple idyllique, faites donc un tour dans d’autres quartiers dans ce même pays où on a continué à laisser gangrener la misère et les insuffisances. Eh bien vous constaterez  exactement les mêmes symptômes que ceux que nous rencontrons dans nos banlieues «difficiles» : (cet adjectif s’applique en premier lieu dans la vie de ces familles en difficulté). De façon plus générale on peut dire que depuis l’élection de Barack Obama à la tête de ce pays que je trouve formidable, on recense  un peu moins ces phénomènes systématiques de rejet de la Nation. Pour cause : eh bien tout simplement parce que les excuses à l’échec sont de moins en moins justifiables, alors même que le durcissement des sanctions pénales affligées aux délinquants les plus incurables sont de plus en plus tolérables. La réussite d’Obama n’est pas un cas isolé en Amérique dans ce type de profil au parcours exemplaire. Dans ce pays, depuis l’application de : «l’affirmative action» mise en place par le Président Johnson avec beaucoup de difficulté d’ailleurs, on a multiplié par  quatre l’émergence des élites dans cette population spécifique autrefois peu représentée dans les sphères les plus nobles de la société américaine. Fallait-il tout de même avoir suffisamment de courage de regarder en face les réalités. Dites moi en toute honnêteté quel autre moyen pourrait-être aussi efficace que celui-là dans une telle atmosphère raciale, pour inciter les entreprises à engager leurs personnels qualifiés, ayant obtenu les mêmes diplômes dans les mêmes écoles que les autres, mais que le pouvoir économique s’ingéniait à rejeter  systématiquement pour des raisons tout à fait idéologiques ? Sans cette mesure radicale déjà envisagée depuis les années soixante par Kennedy le paysage de la réussite américaine serait demeuré exclusivement monocolore. Or, aujourd’hui malgré les longues années d’apartheid tout aussi drastiques 51% des noirs américains appartiennent à la classe moyenne dont 23% à une bourgeoisie professionnelle aisée. C’est dire que lorsque l’on veut vraiment remédier aux tensions sociales, on a tout intérêt à bien comprendre les mécanismes qui conduisent à produire de l’animosité  ambiante en série. Nous devrions tirer les leçons suffisantes des troubles de 2005, pour régler un certain nombre de problèmes sous-jacents au développement sournois des multiples axes conflictuels risquant de déclencher l’explosion raciale tel que l’a vécu l’Amérique ou l’Afrique du sud, avec le témoignage de violences insupportables. Nous ne pourrons dévier en permanence nos responsabilités face aux ressentiments que nous entretenons mutuellement. Un jour ou l’autre il faudra bien faire face aux réalités que nous refusons de regarder avec discernement, alors peut-être sera-t-il trop tard ? Serons-nous à ce moment là dans une telle tragédie que nous soyons obligés à faire appel à des intervenants extérieurs pour nous aider à résoudre ce que nous aurions pu régler nous-mêmes depuis longtemps ? La question de l’identité nationale n’a pas surgit subitement ! Elle est à l’origine de tensions multiples causées  par le sentiment d’injustice d’une part et  l’exaspération d’autre part. Inutile de penser qu’en appliquant ça et là des pansements éducatifs et sociaux pour calmer le jeu de temps en temps, on évitera le désastre. Il faut vraiment prendre au sérieux les multiples attentes de part et d’autre afin d’y mettre les moyens suffisants pour éviter le pire. C’est de cette manière selon moi que nous réussirons à créer un engouement national pour adhérer aux valeurs de la République. La mixité sociale, raciale, culturelle ne nous donnera pas moins de chance d’affirmer notre originalité à travers le monde, bien au contraire. Une chose est sûre, c’est que cela permettra en tout cas de réconcilier les citoyens français avec la République parce qu’ils se croiseront dans d’autres circonstances.

Alex LONY

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L’EDUCATION CONTINUE A FRAGMENTER LA FRANCE.

Dauphine augmente ses frais de scolarité, comme l’avait fait  avant elle Science po.  L’université parisienne a décidé de fixer jusqu’à 4.000 euros par an les droits d’inscription pour une vingtaine de ses masters, contre 231 euros actuellement. L’UNEF s’alarme contre cette mesure au moment même où le gouvernement met la pression sur les grandes écoles pour les inciter à démocratiser leur accès.  

Décidément, on a beau dire mais la France des quartiers populaires a de moins en moins de chance de voir ses enfants franchir la porte de ces « écoles dites prestigieuses ».

Mais au fait, de quel prestige parlons-nous exactement si ce n’est celui de la capacité de certains parents à pouvoir financer aisément les études onéreuses de leurs enfants pas forcément plus éclairés que les autres ? Avoir des parents « élites » n’implique pas forcément que l’on ait hérité à la naissance d’une sorte de gène de l’excellence des facultés intellectuelles, transmise de manière presque divine à une catégorie qui se jugerait naturellement favorisée.  Il faut être réaliste ! Quelle sera pour l’avenir la répercussion directe de cette pratique sur l’économie française ou la capacité de la France à prendre part pleinement au challenge international ? Je peux presque prédire que cela entrainera encore plus de difficulté pour l’entreprise française à dégoter son  personnel de qualité aussi bien dans cette catégorie « d’enfants supposés prodiges » que dans celle abonnée à l’échec scolaire. C’est un fait ! La plupart de ces enfants privilégiés de la France exclusive,  (parmi les plus doués évidemment), n’aura certainement pas à s’en faire pour l’avenir, parce que de la même manière qu’elle a bénéficié de son pédigrée d’entrée aux grandes écoles, elle bénéficiera aussi de son degré de filiation pour son insertion à l’entreprise de papa ou accédera plus facilement aux concours organisés par  la Fonction Publique pour s’octroyer une longue carrière d’encadrement dans cette forteresse irrésistible. Et la masse populaire dans tout ça ? Eh bien, elle continuera à subir de longues années d’éducation au rabais dans les écoles peu fréquentables de la République pour cause de réduction budgétaire. Ce qui nous amènera tout naturellement au constat suivant : l’incapacité de la France à maintenir son rang dans la compétition internationale. Il est tout simplement improbable d’affirmer que c’est parmi cette classe privilégiée que l’on trouvera forcément le futur créateur d’entreprise française malgré le confortable patrimoine financier que lui légueront ses parents incontestablement prévoyants. Ceux qui par contre continueront à  se voir refuser l’accès au travail pour cause d’insuffisance de cursus se trouveront obligés de créer leur propre emploi. Le hic pour cette catégorie au patrimoine familiale modeste : ils ne disposeront évidemment pas de moyens financiers suffisants pour développer des structures performantes pour résister à l’énorme pression des grandes filiales internationales qui inonderont le marché français de leurs produits. Disons le plus simplement : ceux qui auront les moyens de faire ne feront pas, pour des raisons de prudence extrême liée à la conservation d’un patrimoine obligatoirement menacé pour cause d’insuffisance d’investissement (conservatisme). Les autres eux seront obligés de faire avec peu et avec autant de prudence pour ne pas perdre leur gagne pain (immobilisme). Les moins doués de cette dernière catégorie devront encore longtemps lutter pour ne pas succomber tout juste à l’instinct de survie ou basculer systématiquement dans la délinquance pour vivre confortablement ? Voilà le risque pour la France de demain. Une France ou la délinquance progressera forcément, une France qui manquera cruellement de main-d’œuvre hautement qualifiée et en insuffisance d’énergie créatrice à cause de cette fameuse tendance à vouloir à tout prix limiter les voies de la réussite à une extrême minorité de privilégiés. Une France de l’inégalité des chances.  

Alex LONY

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LE CH

 

Bien entendu la crise a certainement aggravé une situation qui s’est installée durablement depuis les années 80 dans notre pays. Même s’il faille prendre en compte quelques épisodiques redressements de situation enregistrés ça et là, on peut attribuer ces occasionnels reculs à l’efficacité des dispositifs d’aide à l’insertion mis en place principalement par les politiques de gauche.

En effet, il semble qu’en France depuis près de 3  décennies, l’assistance de l’Etat pour favoriser l’accès à l’emploi des jeunes paraisse la seule voie qui permette de faire reculer le chômage des jeunes.

Indubitablement, il fallait bien s’attendre à voir un jour ou l’autre les plus âgés à leur tour frappés par ce fléau destructeur d’énergie et d’optimisme populaire. On a trop souvent tendance à se pencher sur la question du trou de la Sécurité Sociale en négligeant inconsciemment la difficulté des entreprises françaises à s’installer durablement dans la prospérité, parce que nous français, avons une fâcheuse tendance à tout dissocier en s’acharnant sur les maux plutôt que sur leurs causes. Il suffit quelquefois de prendre le temps de sortir de ces mécanismes intellectuels systématiques pour s’apercevoir qu’en dehors de ces formules toutes faites, il y a l’évolution et les changements de comportement  liés aux événements naturels et aux découvertes scientifiques qui peuvent du jour au lendemain bouleverser nos habitudes. Pour citer un exemple concret de ce principe récurrent : disons que l’on peut bien prévoir de produire 600 tonnes de fruits par an aujourd’hui et pendant 2 ou 3 ans ne produire que 150 tonnes ou beaucoup moins. Cela est économiquement prévisible évidemment, et les exploitants se sont sans doute prémunis suffisamment en amont contre ce genre d’aléas liés aux baisses de production occasionnelles dues à des variations météorologiques par exemple. A l’opposé de  ce scénario presque qu’ordinaire, la baisse du chiffre d’affaire de l’exploitant précité pourrait être aussi causée par d’autres éléments perturbateurs multiples un peu  plus subtils,  motivant le changement de comportement des consommateurs à cause d’une baisse de leur pouvoir d’achat  par exemple, ou encore à l’origine d’un ensemble de données négatives propagées qui favorisent les incertitudes. Si pour compléter le tableau, les solutions de  redressement de la situation tardent à se mettre en place, le risque d’une contagion ou d’une répercussion sur d’autres facteurs est sans appel. Les producteurs de biens et de services ne doivent absolument pas prendre à la légère la température sociale de la société à différents moments de son évolution. Pour développer une, parmi les multiples sources d’observation : «Les consommateurs mangent moins de fruits », malgré tout on continue à en produire toujours autant sans tenir compte d’une baisse significative du niveau de vie. Résultat, les coûts de production sont bien trop élevés pour un produit qui périt à vue d’œil sur l’étalage des distributeurs qui accumulent des pertes. Le pire bien souvent, malgré ce constat flagrant émis par quelques intervenants lucides, les commerçants obnubilés par le manque à gagner n’ont pas jugé bon d’appliquer à temps les rabais qui s’imposaient afin de limiter les dégâts.  Quelquefois même, on n’a pas hésité à engager des frais supplémentaires en publicité pour essayer de provoquer artificiellement la gourmandise  d’une clientèle depuis longtemps désabusée qui désormais s’oriente vers d’autres priorités. Qu’on se le dise : on a beau appliquer la méthode Coué à grande échelle pour tenter d’inverser une mauvaise tendance, l’effet psychologique sur les esprits dans une atmosphère générale plutôt morose peut avoir des conséquences  sournoisement catastrophiques  sur l’ensemble de la collectivité par effet de  boomerang.   C’est dire que même lorsque du haut de la pyramide on continue à observer des postures  exagérément optimistes, au pied de celle-ci les multiples effets de la dégradation sont beaucoup plus perceptibles. Pour être plus explicite sur cette métaphore dirait-on que se faire voler son nouveau portable ou son portefeuille par des voyous sans avenir, arrive plus fréquemment dans un métro bondé qu’aux grilles bien gardées de l’Elysée. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’être plus éloquent sur la question de cette évidence. Cela peut paraître un peu simpliste comme analyse, mais lorsque 300 personnes par jour se font voler leur portable, l’inquiétude est beaucoup plus collective. Lorsqu’en plus, les seules solutions qu’on leur propose pour faire reculer la délinquance est l’augmentation des prisons, on sait très bien que cela aura forcément une répercussion sur les dépenses publiques et par conséquent sur les charges individuelles, sur leur salaire, sur leur pouvoir d’achat. A l’opposé : si on explique aux victimes que l’on a bien pris conscience de l’origine du malaise ambiant et que pour éviter qu’il y ait trop de voyous sans avenir dans les rues menaçant la paix publique, nous allons travailler sur : la prévention, l’accompagnement des parents à l’éducation de leurs enfants, les constructions d’écoles, de crèches, de structures sportives, l’accès à l’emploi, l’égalité des chances… Ils comprennent alors très vite que tous ces engagements seront plus certainement :  porteurs d’emploi,  de recettes fiscales supplémentaires, de socialisation des individus, de projets personnels, pas uniquement synonyme  de charges supplémentaires interminables. Remplir des prisons de voyous sous la surveillance d’agents payés par l’Etat n’a aucune rentabilité économique, bien au contraire c’est un gouffre qui grignote, gourmand en dépenses publiques.

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LE CH

 

Bien entendu la crise a certainement aggravé une situation qui s’est installée durablement depuis les années 80 dans notre pays. Même s’il faille prendre en compte quelques épisodiques redressements de situation enregistrés ça et là, on peut attribuer ces occasionnels reculs à l’efficacité des dispositifs d’aide à l’insertion mis en place principalement par les politiques de gauche.

En effet, il semble qu’en France depuis près de 3  décennies, l’assistance de l’Etat pour favoriser l’accès à l’emploi des jeunes paraisse la seule voie qui permette de faire reculer le chômage des jeunes.

Indubitablement, il fallait bien s’attendre à voir un jour ou l’autre les plus âgés à leur tour frappés par ce fléau destructeur d’énergie et d’optimisme populaire. On a trop souvent tendance à se pencher sur la question du trou de la Sécurité Sociale en négligeant inconsciemment la difficulté des entreprises françaises à s’installer durablement dans la prospérité, parce que nous français, avons une fâcheuse tendance à tout dissocier en s’acharnant sur les maux plutôt que sur leurs causes. Il suffit quelquefois de prendre le temps de sortir de ces mécanismes intellectuels systématiques pour s’apercevoir qu’en dehors de ces formules toutes faites, il y a l’évolution et les changements de comportement  liés aux événements naturels et aux découvertes scientifiques qui peuvent du jour au lendemain bouleverser nos habitudes. Pour citer un exemple concret de ce principe récurrent : disons que l’on peut bien prévoir de produire 600 tonnes de fruits par an aujourd’hui et pendant 2 ou 3 ans ne produire que 150 tonnes ou beaucoup moins. Cela est économiquement prévisible évidemment, et les exploitants se sont sans doute prémunis suffisamment en amont contre ce genre d’aléas liés aux baisses de production occasionnelles dues à des variations météorologiques par exemple. A l’opposé de  ce scénario presque qu’ordinaire, la baisse du chiffre d’affaire de l’exploitant précité pourrait être aussi causée par d’autres éléments perturbateurs multiples un peu  plus subtils,  motivant le changement de comportement des consommateurs à cause d’une baisse de leur pouvoir d’achat  par exemple, ou encore à l’origine d’un ensemble de données négatives propagées qui favorisent les incertitudes. Si pour compléter le tableau, les solutions de  redressement de la situation tardent à se mettre en place, le risque d’une contagion ou d’une répercussion sur d’autres facteurs est sans appel. Les producteurs de biens et de services ne doivent absolument pas prendre à la légère la température sociale de la société à différents moments de son évolution. Pour développer une, parmi les multiples sources d’observation : «Les consommateurs mangent moins de fruits », malgré tout on continue à en produire toujours autant sans tenir compte d’une baisse significative du niveau de vie. Résultat, les coûts de production sont bien trop élevés pour un produit qui périt à vue d’œil sur l’étalage des distributeurs qui accumulent des pertes. Le pire bien souvent, malgré ce constat flagrant émis par quelques intervenants lucides, les commerçants obnubilés par le manque à gagner n’ont pas jugé bon d’appliquer à temps les rabais qui s’imposaient afin de limiter les dégâts.  Quelquefois même, on n’a pas hésité à engager des frais supplémentaires en publicité pour essayer de provoquer artificiellement la gourmandise  d’une clientèle depuis longtemps désabusée qui désormais s’oriente vers d’autres priorités. Qu’on se le dise : on a beau appliquer la méthode Coué à grande échelle pour tenter d’inverser une mauvaise tendance, l’effet psychologique sur les esprits dans une atmosphère générale plutôt morose peut avoir des conséquences  sournoisement catastrophiques  sur l’ensemble de la collectivité par effet de  boomerang.   C’est dire que même lorsque du haut de la pyramide on continue à observer des postures  exagérément optimistes, au pied de celle-ci les multiples effets de la dégradation sont beaucoup plus perceptibles. Pour être plus explicite sur cette métaphore dirait-on que se faire voler son nouveau portable ou son portefeuille par des voyous sans avenir, arrive plus fréquemment dans un métro bondé qu’aux grilles bien gardées de l’Elysée. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’être plus éloquent sur la question de cette évidence. Cela peut paraître un peu simpliste comme analyse, mais lorsque 300 personnes par jour se font voler leur portable, l’inquiétude est beaucoup plus collective. Lorsqu’en plus, les seules solutions qu’on leur propose pour faire reculer la délinquance est l’augmentation des prisons, on sait très bien que cela aura forcément une répercussion sur les dépenses publiques et par conséquent sur les charges individuelles, sur leur salaire, sur leur pouvoir d’achat. A l’opposé : si on explique aux victimes que l’on a bien pris conscience de l’origine du malaise ambiant et que pour éviter qu’il y ait trop de voyous sans avenir dans les rues menaçant la paix publique, nous allons travailler sur : la prévention, l’accompagnement des parents à l’éducation de leurs enfants, les constructions d’écoles, de crèches, de structures sportives, l’accès à l’emploi, l’égalité des chances… Ils comprennent alors très vite que tous ces engagements seront plus certainement :  porteurs d’emploi,  de recettes fiscales supplémentaires, de socialisation des individus, de projets personnels, pas uniquement synonyme  de charges supplémentaires interminables. Remplir des prisons de voyous sous la surveillance d’agents payés par l’Etat n’a aucune rentabilité économique, bien au contraire c’est un gouffre qui grignote, gourmand en dépenses publiques.

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2012 : EXPLOSION DU TAUX DE CHOMAGE DES SENIORS

L’augmentation du chômage des seniors.

 

Alors que sociologues et scientifiques s’accordent pour nous expliquer que grâce au progrès de la science en matière de santé, nous bénéficions vous et moi d’une amélioration de notre longévité. Vous et moi c’est peut-être un peu vite dit, car là encore tout dépendra  en mon sens, de la capacité financière de chacun de pouvoir accéder ou non aux soins de qualité.

En effet, travailler après l’âge de soixante ans ne signifiera pas forcément concrétiser ce fabuleux présage qui dans la réalité reste un mythe, car il suffit de vérifier les statistiques pour constater que le taux de mortalité en 2008 est plus faible que celui de 2009 pour la France. C’est très clair ! Même si  nous avons travaillé autant qu’en 2008 sinon moins, nous avons eu moins accès aux soins que l’an passé.  Autre chiffre qui malgré tout est révélateur de notre grande tendance à entretenir en notre esprit quelques légendes optimistes.  En Angleterre où l’âge du départ à la retraite est théoriquement de 65 ans, le taux de mortalité est nettement plus fort,  soit 10,02%  contre 8,56% pour la France en 2009. Cela prouve bien que c’est justement grâce à notre système de protection sociale et à cet avantage spécifique de pouvoir accéder au repos précoce en comparaison à d’autres nations d’Europe, que cette longévité confortable est possible.  C’est assez logique d’ailleurs : En Angleterre, se soigner n’est pas chose facile par rapport à la France et le stress au travail au-delà de soixante ans n’est certainement pas plus supportable pour l’organisme qu’il ne l’est à trente ou quarante ans.

Bref, travailler plus longtemps confortera certainement le doux rêve de quelques économistes alarmés par les déficits en cascade, persuadés à l’avance qu’il sera chose facile de maintenir à leur poste une flopée de seniors agressés par les rythmes effrénés du quotidien, contribuant à bout de souffle au redressement économique, aux recettes fiscales et au renflouement de la Caisse de Sécurité Sociale.   Une question se pose tout de même : comment en sommes-nous arrivé là ? Eh bien tout simplement, parce que nous n’avons sûrement pas su profiter des bons chiffres de la croissance entre 2003 et 2005 pour relancer la machine économique et qu’aujourd’hui nous serions plutôt dans une situation d’urgence pour la sauvegarde de notre couverture sociale, pour ne pas dire tout simplement d’un certain privilège mondial.    

Lorsque l’âge de la retraite sera repoussé, il faudra bien s’attendre à voir pointer au chômage cette catégorie de seniors aux petites retraites, ne pouvant évidemment pas profiter pleinement pour raison financière de leur ennuyeux temps libre. Avec de plus en plus de jeunes au chômage ou dans la précarité, il ne faudra pas s’attendre non plus à une augmentation des recettes fiscales et sociales qui permettaient  auparavant à financer confortablement ces postes budgétaires. De toute façon, il faut bien avouer que les solutions probables semblent malheureusement compromises.  Je crains pour ma part qu’il soit trop tard pour corriger les erreurs de visions de nos dirigeants successifs. C’est une réalité, il va peut-être falloir continuer à faire travailler ceux qui ont déjà un emploi encore longtemps, mais dans quelles conditions ? Compétitivité oblige, il sera même difficile de prendre en compte la pénibilité de certains postes qui génèrent le stress excessif et l’effort physique intense. Bien qu’il faille un jour ou l’autre de toute façon commencer à organiser la relève, comment se passera la cohabitation entre ces jeunes que l’on a pendant trop longtemps exclus de la vie active et ces travailleurs usés par le temps et les difficultés en tout genre ? L’assistanat a montré ses limites, car pendant des décennies on a réussi  tant bien que mal  à réduire les terribles  effets  de la pauvreté des populations désocialisées, mais ça ne pouvait en effet pas durer. Les nombreuses taxations sur les salaires pour satisfaire cet énorme gouffre financier nécessaire au maintien d’une paix relative est une des causes  de l’appauvrissement de la classe moyenne aujourd’hui. En plus, la réduction des recettes de l’Etat est la conséquence indirecte des déficits publics qui nous obligent à réviser nos dépenses en matière d’équipements urbains ou publics au profit d’une sécurité accrue : mauvaises routes, mauvaises écoles, mauvaises formations, mauvaise couverture sociale, mais tout de même, prisons nécessairement sécurisées et aux normes. En conclusion travailler plus longtemps n’inversera en aucun cas notre triste déclin social. Pire encore, si nous continuons à sacrifier le futur de nos jeunes pour quelle que raison que ce soit, il est fort à parier que nous aurons dans un proche avenir,  même  des difficultés à corriger une inflation annoncée et la liquidation de notre patrimoine économique au bénéfice de l’actif d’investisseurs étrangers pour éviter une faillite publique dramatique.

Alex LONY

  

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DES OFFRES D’EMPLOI EN SOUFFRANCE ?

HEC 

Les secteurs sinistrés.

Depuis plusieurs années dans notre pays, certains secteurs d’activité souffrent cruellement d’un manque d’attractivité chronique pour des raisons qui semblent échapper à nos experts les plus compétents. Pour être plus précis, dirons-nous ici que le constat est tout simplement accablant ! Certaines professions en effet, à la recherche d’une main d’œuvre qualifiée ou expérimentée n’arrivent pas à recruter le personnel dont elles ont besoin pour répondre favorablement à la demande urgente d’une clientèle de plus en plus exigeante.  Résultat final, eh bien tout simplement que ces mêmes sociétés qui à un moment donné se trouvaient en position de leader sur le marché, se sentent parfois obligées de réviser leur perspective de croissance à la baisse, regrettant par la même occasion de rater quelques belles opportunités qui ne se représenteront peut-être jamais, de rentabiliser leur entreprise à l’échelle de leur savoir-faire et de leur capacité financière.  Puisque le fait est vérifié et avéré, il serait sûrement urgent de rechercher les causes les plus probables de ce désastre socio-économique handicapant à plus d’un titre  et qui fragilise indubitablement la compétitivité de ces entreprises. Si la plupart des économistes sont d’accord pour désigner la crise comme la principale responsable, les sociologues un peu plus réservés préfèrent multiplier les pistes de leurs réflexions et avancent des arguments un peu moins subjectifs. La pénibilité des tâches et le changement des mentalités sont plus fréquemment abordés par ces derniers,  idée à laquelle j’adhérerais plus facilement sauf que les investigations me paraissent encore insuffisantes par rapport à l’ampleur du malaise. C’est la raison qui me pousse de tenter ici, d’élargir les consultations pour que chacun puisse s’exprimer au mieux afin d’apporter sa pierre à l’édifice de ce qui pourrait devenir un grand débat populaire, sûrement plus constructif que celui du questionnement sur l’identité nationale.   Toutefois, il ne serait pas très productif de vous demander de réagir sans vous donner mon propre avis sur la question. Voilà pourquoi j’ai décidé de vous le faire partager ici même sur cette page. N’hésitez surtout pas d’y ajouter vos analyses, vos critiques et suggestion. Je n’ai absolument pas le sentiment de détenir à moi seul, le secret d’une science inexplorée qui va nous permettre de résoudre rapidement les problèmes de société auxquels nous sommes confrontés depuis de longues années. J’espère simplement malgré-tout atteindre par le biais de votre contribution la conscience collective qui nous aidera à réfléchir ensemble afin  de chercher des solutions et pourquoi-pas agir dans la mesure de nos possibilités. Aurais-je tout au moins réussi, en me prononçant avec beaucoup de prudence à faire avancer doucement le débat ?

Le bâtiment à mauvaise presse. 

Comment avons-nous pu en arriver là ? C’est vrai qu’aujourd’hui en France et un peu tardivement il faut bien le regretter,  les métiers manuels ont un peu moins cette image dégradante qu’elle véhiculait dans un passé pas si lointain que ça ! En effet, il n’y a pas si longtemps encore, avoir un métier manuel ou être ouvrier, surtout dans le bâtiment était presque systématiquement synonyme d’échec scolaire et n’attirait pas grand monde il faut bien l’avouer. Evidemment, on ne pourrait négliger les raisons  propices à ces réflexes négatifs, assez communs dans notre vision collective des trente glorieuses. Ceux qui étaient sensés assurer ces métiers étaient pour une majorité, des immigrés fraîchement arrivés pour reconstruire la France défigurée du Général de Gaulle et celle du baby-boom. Pas besoin de rappeler ici les raisons qui poussèrent cette main-d’œuvre bon marché à solliciter ces emplois ingrats dont personne ne voulait. La grande pauvreté dont ils étaient frappés au pays de leur enfance était suffisamment tragique pour accepter toutes sortes de solutions qui pouvaient leur permettre d’améliorer l’ordinaire. Mieux que la misère insupportable, c’est une misère un peu moins périlleuse évidemment ! Finalement, ce que les Français appelaient : «le sale boulot» était pour ces gens une aubaine indiscutable qui leur permettait enfin d’imaginer un avenir un peu moins dramatique pour leurs enfants. L’image qu’ils donnaient aux Français n’était en aucun cas positive malgré le courage qui leur fallait pour supporter des conditions de travail déplorables, des salaires de misère et une vie privée scandaleuse pour ne pas dire inexistante.  Là encore ce fut une approche tout-à-fait occidentale de la situation qui sans le moindre doute fut très éloignée des priorités réelles de ce peuple digne et extrêmement passif face à  ses infortunes. Nombreux de ces ouvriers étaient hébergés dans des bidonvilles ou baraquements de fortune aux portes de leur chantier : (la difficulté se supporte assez bien finalement quand on veut s’en sortir) ! Femmes et enfants restés au pays étaient certainement une motivation suffisante pour résister à la déprime et puis dans un pays développé on trouve facilement du réconfort entre gens du même bled pour se requinquer le moral. Le plus souvent on avait fait venir des frères des voisins du village quand il y avait du boulot. Personne ne crachait dans la soupe, il fallait bien nourrir sa famille et se faire un peu plaisir de temps en temps. A cette époque même la prière se faisait en silence pour ne pas irriter les hôtes un tantinet hostiles aux pratiques différentes. En plus il fallait éviter de se mettre à dos les quelques célibataires du camp prêts à tout pour libérer leur libido, même à consommer du porc et fréquenter la prostituée locale sans moralité. Cette image là évidemment, elle n’était pas bien digne pour ceux qui chaque nuit loin de ces ouvriers malmenés, dormaient dans un lit bien chaud et partaient le matin au bureau en s’ingurgitant un confortable petit déjeuner. Bien souvent ces travailleurs «insatiables» déambulaient dans une tenue infecte qu’ils utilisaient pour travailler, c’était bien souvent la même toute la semaine parce qu’il ne fallait pas trop salir d’affaires ne pouvant les laver que le dimanche, unique jour de repos pour une majorité d’entre eux. Pendant toutes ces années dites moi quel Français aurait pu avoir envie de vivre la vie de ces gens là, (la vie de ces ouvriers) ! Voilà ce que fut l’image de l’ouvrier en France à défaut d’ouvrier français pendant près de trente ans avant que les multiples crises ne viennent rendre plus fréquentables ces métiers déjà difficile réservés pendant longtemps à une population «de pauvres types» sans instruction d’origine étrangère, formés sur le tas et de surcroit peu exigeants sur les conditions de travail, disons plutôt : obligés de se taire au risque de se retrouver sur la paille. Pour beaucoup de Français se sentiment du travail dégradant a persisté bien au-delà du temps, parce que les conditions de travail dans ces professions n’ont pas réellement évolué.  Les ouvriers et les salariés de ces emplois pénibles ne sont pas mieux payés, ne sont pas mieux considérés, et bien souvent ont des perspectives de carrières  quasi-inexistantes : il arrive souvent que des employés hautement qualifiés se retrouvent avec une qualification bien inférieure à la précédente en changeant d’entreprise. Ceci n’a absolument rien à voir avec l’efficacité au travail, mais seulement lié à la notion morale de certains employeurs sans scrupule  qui quelquefois n’hésitent pas à sous-évaluer les compétences pour faire baisser la rémunération. La sécurité est souvent bradée au profit d’une rentabilité à sens unique, la vie familiale  lourdement pénalisée à cause de la mobilité et les heures supplémentaires mal payés, sans  compensation promotionnelle significative en reconnaissance des efforts fournis,  les risques d’accident sont plus fréquents dans cette catégorie professionnelle que dans d’autres activités. Voilà pourquoi ces métiers n’attirent toujours pas !

Un changement des mentalités en profondeur. 

Tant qu’en France ces métiers resteront la voie du dernier recours pour des parcours scolaires avortés, on continuera à sous évaluer la place de l’ouvrier dans ces métiers pénibles. Il faudrait vraiment que l’Education Nationale puisse se pencher plus sérieusement sur la question de l’orientation. Ne pas orienter les élèves uniquement en échec scolaire dans ces métiers, mais plus en rapport avec le choix personnel en équation avec le niveau d’étude, ce qui me paraît être une méthode plus réaliste. Bien entendu faut-il encore organiser l’accompagnement des futurs candidats de façon productive, par la mise en place d’un tronc-commun d’orientation réaliste à la hauteur du niveau intellectuel de chaque individu selon les postes à pourvoir ? C’est une solution ! Le but serait que chacun puisse choisir son métier en fonction de son choix personnel en étant bien informé sur les réalités quotidiennes en phase d’activité, ceci en parfaite symbiose avec les recruteurs. L’intérêt des niveaux de qualification en rapport avec les capacités théoriques et pratiques serait que l’on pourrait choisir au sein de ces professions comme cela se pratique déjà dans d’autres professions : son degré de compétence. Ce qui signifie que dans chaque filière il devrait exister un cursus spécifique selon le plan de carrière visé, afin de produire les futurs dirigeants d’entreprise dans ces secteurs d’activité  ! Etre maçon ou ou ouvrier qualifié de niveau V ou bac plus VIII dans un métier manuel en général ne doit pas supposer être un événement insolite. Tout ceci exige évidemment un changement des mentalités en profondeur. C’est un fait avéré : la France ne produit plus ses futurs dirigeants d’entreprise dans les grandes écoles du tertiaire ou du commerce, alors pourquoi ne pas changer en profondeur notre vision du monde du travail : l’élitisme en costume cravate ne doit plus être une image incontournable associée à la réussite professionnelle ?

Alex LONY

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LE FAMEUX DEBAT SUR L’IDENTITE NATIONALE

 

Carte d'identité française

 

Autrefois, la carte d’identité française était amplement suffisante pour identifier un membre de la Nation française.

Visiblement aujourd’hui ce document officiel délivré par la Préfecture à partir de données confidentielles extraites à partir des actes d’état-civil semble avoir atteint ses limites.

Aujourd’hui, même en étant titulaire d’une carte d’identité française, on peut encore se surprendre à avoir un doute sur sa nationalité. C’est très surprenant n’est ce pas ?

C’est vrai que nous devons être nombreux à nous interroger sur l’authenticité de notre identité. Cette question est tout simplement devenue plus complexe qu’auparavant.

Suis-je Français, êtes-vous Français, mon voisin est-il réellement Français ? Mais qui peut aujourd’hui affirmer qu’il soit français à partir du moment où les critères n’ont pas été clairement établis ? Ce que l’on ne nous a toujours pas dit, c’est qui est Français finalement ? Nous sommes nombreux à être nés en terre française en ayant nos parents et nos grands-parents qui y sont nés aussi sans qu’ils aient eu un jour à justifier leur choix ou de nous donner la raison de cette providence.

Faudrait-il tout revoir, jusqu’aux raisons qui ont fait qu’aujourd’hui nous possédons une carte d’identité française qui ne veut plus dire grand-chose ?

Une chose est sûre, c’est que ce débat va relancer avec une plus grande légitimité celui de l’intérêt d’organiser des statistiques ethniques, car j’imagine mal comment pourront se définir les recalés de l’étiquette France et devenus soudain des sans identité ou des français d’interrogation : (des parias de la Nation). Devront-ils choisir une identité de substitution, acheter une identité ailleurs pour rentrer dans une case correspondant plus à la vision que l’on se fait d’eux ? Il faudra bien un jour que Monsieur Eric Besson puisse nous donner plus clairement sa définition de l’être Français. En attendant ceux qui prônent depuis longtemps de repli identitaire et le communautarisme ont de beaux jours devant-eux.

Alex LONY

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LIBERTE D’EXPRESSION EN DANGER

Marie Ndiaye sommée de se taire 

 

Photo : Martin Bureau/AFP

"L’idée d’un "devoir de réserve" pour les écrivains, avancée par le député UMP Eric Raoult, a été vigoureusement rejetée mercredi par des membres de l’Académie Goncourt, après la polémique sur des propos de la romancière Marie NDiaye, Prix Goncourt 2009" (Source Métro)

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On se croirait presque dans une dictature du Tiers-monde !

J’ai toujours cru qu’en France la liberté d’expression était de mise depuis la révolution française et plus certainement depuis la cinquième république.Il ne suffit pas de passer son temps à donner des leçons à travers le monde sur la question de la liberté de penser pour se croire à l’abri des critiques ! En d’autres mots on a crument l’impression ici que notre pays n’assume plus les préceptes de la liberté de penser qu’elle arbore à la vue de tous les dictateurs étrangers. On entend souvent la France s’indigner face au bâillonnement de la presse et les agressions faites aux intellectuels dans certains pays soupçonnés sans cesse d’être des dictatures à cause de conduites similaires. Aujourd’hui nous avons bizarrement la surprise de découvrir que finalement s’attaquer à un chef d’état quand on serait écrivain ou journaliste serait de nature tout à fait répréhensible.Finalement : l’Iran, la Chine, la Russie, le Maroc, l’Algérie, la Libye et les autres semblent avoir une conduite tout à fait standard vis-à-vis de leurs citoyens.  Dieu merci, il a été dit que nous vivions dans un pays de liberté et donc Monsieur le Député de l’UMP ferait mieux de prendre ses bagages pour s’installer ailleurs, là où le droit de s’exprimer librement ne serait pas respecté. A mon avis, il s’y sentirait bien mieux ! Je doute malgré-tout que ce monsieur ne mette à exécution cette maxime devenue célèbre : "La France vous l’aimez ou vous la quittez !". Cela signifie pour certains, mais pas pour moi bien sûr ! : (Aimez la comme elle est et taisez-vous ou partez). Marie Ndiaye semble elle,  avoir retenu cette dernière version. Dommage que Monsieur Raoult n’applique pas à lui-même cette sentence "radicale". Bien entendu il ne le fera pas,  car il tient visiblement à exercer librement sa liberté de penser et d’expression. Cela signifie tout simplement que ses élucubrations récentes sur la question de remettre à niveau les conditions d’attribution au prix Goncourt sont caduques puisque la liberté de penser qui est une de nos valeurs républicaines, il en use sans restriction pour s’indigner à sa manière. Franchement Monsieur Eric Raoult, avez-vous seulement compris que vous viviez en France ???

Alex LONY

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CH

NOUS FONCTIONNONS A REBOURS.

Trop de jeunes au chômage.

Récemment nous avons été épinglés par l’OCDE, pour être devenu le leader européen du chômage des jeunes.

Nos jeunes sont inactifs pendant que leurs grands-parents sont de plus en plus souvent au travail à l’heure de la retraite. Le pire, c’est que rien n’a été pensé pour occuper ces jeunes sans avenir ou du moins, cette génération dépendante malgré elle. Il n’est pas étonnant qu’il devienne presque normal et logique de voir des gens de plus de quarante ans tristement  irresponsables s’éterniser sous la dépendance : de leurs parents, de l’Etat ou de leur conjoint. Ils furent tous jeunes c’est vrai, même s’ils sont plus âgés maintenant. Quand on a presque jamais travaillé de sa vie, pour ne pas dire quand on a jamais été confronté à la moindre contrainte un peu plus jeune, comment imaginer la supporter à trente ou quarante ans ? Lorsque l’on travaille, on essaie au moins de se fondre : (péniblement ou pas) dans la masse, avec des codes et des normes pas toujours idéales peut-être, mais on finit un jour par s’y accommoder à force de s’y conformer. Ces adultes trop souvent irresponsables ne se voient même pas grandir et fonctionnent très tardivement comme des adolescents en crise perpétuelle face à leurs parents impuissants mais jamais totalement irréprochables. En France on a un peu de mal à faire les choses modérément et nos comportements sont fréquemment aux limites de l’extrême. C’est ainsi que nous pouvons observer que dans certaines familles on travaille de manière presque boulimique tandis que dans d’autres l’inactivité complète devient à ce point traditionnelle qu’elle contamine presque inéluctablement la descendance. Bref, dans les deux cas l’éducation bien entendu, est en quelque sorte sacrifiée, même si on tendrait à nous faire penser que le premier cas est forcément plus exemplaire. Eh bien non, logiquement ! Un enfant reste un enfant et a besoin d’être recadré lorsqu’il dévie. Les parents qui travaillent de trop ne sont jamais présents pour inculquer une éducation morale à leurs enfants, quant à ceux qui ne travaillent pas du tout, ils le sont sans doute trop souvent pour représenter des exemples à suivre. Ce sont le plus souvent dans ces cas spécifiques, les enfants qui sont alors, contraints à s’éclipser pour éviter les conflits générationnels exacerbés et permanents à cause de  l’ennui des uns et la frustration des autres. Aujourd’hui à l’heure de la crise économique, comment expliquer à ceux qui ont travaillé toute leur vie et qui ont le sentiment qu’en dehors du boulot, il n’y a rien d’autre de plus excitant que leur vie professionnelle, qu’il ferait mieux enfin de penser à ces jeunes qui doivent tout commencer ! C’est bien souvent à cause de la vie trépidante d’ailleurs que les bourreaux du travail ont renoncé à fonder une famille, à  moins que lorsqu’ils y pensaient l’espace d’une aventure qu’ils croyaient durables, ils ont délégué à d’autres la responsabilité de leurs devoirs conjugaux ou familiaux au risque de se retrouver seuls un jour ou l’autre. Résultat, les divorces et les foyers monoparentaux se multiplient et les enfants perturbés aussi. Bien entendu, il est aisé d’entendre autour de soi claironner de manière égoïste, que le divorce ou la séparation n’est pas vraiment un drame et qu’il n’est pas exclu de recommencer sa vie ailleurs. Avez-vous seulement pensé un seul instant que le risque était encore plus grand de voir à l’avenir ces enfants de l’échec sentimental devenir peut-être un jour « frères et sœurs insoupçonnés» et amants à la fois ?  Beaucoup de ses vieux travailleurs boulimiques, ont passé leur vie à la séduction inconsciente en difusant une belle image d’eux-mêmes et au moment de la vieillesse refusent la dégradation naturelle et irréversible de leur être. Travailler plus longtemps est devenu pour ces «corps infatiguables» un inconditionnel, tant pis si l’on bouchonne à la sortie ! Malheureusement, le problème qui se posera inexorablement dans un avenir pas si lointain que ça finalement, c’est l’insuffisance de demande en confort matériel et le ralentissement inévitable de la croissance et la fermeture de certaines entreprises nationales. En effet on le sait déjà, quand on est un vieux travailleur acharné, on a déjà réalisé un grand nombre de ses projets et accumulé bien souvent un patrimoine conséquent qui comble parfaitement notre faible disponibilité. Plus concrètement : sur le plan de la consommation, nos besoins sont certainement plus limités que lorsque l’on est plus jeune et que nos besoins sont multiples  : besoin d’une voiture, d’une maison, d’un mobilier confortable très souvent renouvelé à mesure de l’évolution de sa situation familiale ou de ses choix. Ce qui signifie que les carnets de commandes des producteurs sont innexorablement liés au roulement logique des générations, l’activité aussi. Il est évident que plus il y a de travailleurs en activité et plus les recettes fiscales de l’Etat seront dans le vert avec en sus, beaucoup moins de dépenses sociales, sécuritaires et de santé publique, etc… Cela semble assez irréaliste je sais, mais quand une entreprise a suffisamment de personnels, les employés sont beaucoup moins sur la corde raide et par conséquent plus détendus. Dans ce cas les maladies nerveuses ou dépressives sont statistiquement en chute. Ce qui nous permet d’équilibrer nos dépenses de santé et rentabiliser l’entreprise . D’autre part, les hôpitaux disposent de ce fait de plus de moyens en personnel et sont moins engorgés. Etant donné que l’Etat dispose dans cette configuration, de moyen satisfaisant pour d’autres postes économiques en dehors de l’énorme besoin en matière de sécurité en tout genre, il peut plus facilement se concentrer sur d’autres besoins qui améliorent le bien être de ses citoyens en général : meilleures routes, meilleures écoles, bonne sécurité publique, meilleures assurances, une solidarité nationale mieux accueillie, une population plus confiante dans ses projets d’avenir et des entreprises aux carnets de commandes bien remplis. Dans un tel aspect de la croissance, les futurs retraités auraient moins le sentiment d’une fin tragique à l’issue de leur carrière professionnelle, parce qu’ils ne seraient plus seuls et isolés comme ils le sont aujourd’hui et risquent de l’être encore plus demain. Les mentalités changeraient en chaîne et notre vision un peu faussée de la jeunesse ou de la vieillesse profiterait par conséquent de la même révision.

Est-ce nécessaire de rapeler que c’est du bon fonctionnement de ce mécanisme que les riches producteurs et leurs employés les mieux payés pouront conserver encore longtemps leurs patrimoines ou leur standing ?

Alex LONY

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