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NOUS FONCTIONNONS A REBOURS.

Trop de jeunes au chômage.

Récemment nous avons été épinglés par l’OCDE, pour être devenu le leader européen du chômage des jeunes.

Nos jeunes sont inactifs pendant que leurs grands-parents sont de plus en plus souvent au travail à l’heure de la retraite. Le pire, c’est que rien n’a été pensé pour occuper ces jeunes sans avenir ou du moins, cette génération dépendante malgré elle. Il n’est pas étonnant qu’il devienne presque normal et logique de voir des gens de plus de quarante ans tristement  irresponsables s’éterniser sous la dépendance : de leurs parents, de l’Etat ou de leur conjoint. Ils furent tous jeunes c’est vrai, même s’ils sont plus âgés maintenant. Quand on a presque jamais travaillé de sa vie, pour ne pas dire quand on a jamais été confronté à la moindre contrainte un peu plus jeune, comment imaginer la supporter à trente ou quarante ans ? Lorsque l’on travaille, on essaie au moins de se fondre : (péniblement ou pas) dans la masse, avec des codes et des normes pas toujours idéales peut-être, mais on finit un jour par s’y accommoder à force de s’y conformer. Ces adultes trop souvent irresponsables ne se voient même pas grandir et fonctionnent très tardivement comme des adolescents en crise perpétuelle face à leurs parents impuissants mais jamais totalement irréprochables. En France on a un peu de mal à faire les choses modérément et nos comportements sont fréquemment aux limites de l’extrême. C’est ainsi que nous pouvons observer que dans certaines familles on travaille de manière presque boulimique tandis que dans d’autres l’inactivité complète devient à ce point traditionnelle qu’elle contamine presque inéluctablement la descendance. Bref, dans les deux cas l’éducation bien entendu, est en quelque sorte sacrifiée, même si on tendrait à nous faire penser que le premier cas est forcément plus exemplaire. Eh bien non, logiquement ! Un enfant reste un enfant et a besoin d’être recadré lorsqu’il dévie. Les parents qui travaillent de trop ne sont jamais présents pour inculquer une éducation morale à leurs enfants, quant à ceux qui ne travaillent pas du tout, ils le sont sans doute trop souvent pour représenter des exemples à suivre. Ce sont le plus souvent dans ces cas spécifiques, les enfants qui sont alors, contraints à s’éclipser pour éviter les conflits générationnels exacerbés et permanents à cause de  l’ennui des uns et la frustration des autres. Aujourd’hui à l’heure de la crise économique, comment expliquer à ceux qui ont travaillé toute leur vie et qui ont le sentiment qu’en dehors du boulot, il n’y a rien d’autre de plus excitant que leur vie professionnelle, qu’il ferait mieux enfin de penser à ces jeunes qui doivent tout commencer ! C’est bien souvent à cause de la vie trépidante d’ailleurs que les bourreaux du travail ont renoncé à fonder une famille, à  moins que lorsqu’ils y pensaient l’espace d’une aventure qu’ils croyaient durables, ils ont délégué à d’autres la responsabilité de leurs devoirs conjugaux ou familiaux au risque de se retrouver seuls un jour ou l’autre. Résultat, les divorces et les foyers monoparentaux se multiplient et les enfants perturbés aussi. Bien entendu, il est aisé d’entendre autour de soi claironner de manière égoïste, que le divorce ou la séparation n’est pas vraiment un drame et qu’il n’est pas exclu de recommencer sa vie ailleurs. Avez-vous seulement pensé un seul instant que le risque était encore plus grand de voir à l’avenir ces enfants de l’échec sentimental devenir peut-être un jour « frères et sœurs insoupçonnés» et amants à la fois ?  Beaucoup de ses vieux travailleurs boulimiques, ont passé leur vie à la séduction inconsciente en difusant une belle image d’eux-mêmes et au moment de la vieillesse refusent la dégradation naturelle et irréversible de leur être. Travailler plus longtemps est devenu pour ces «corps infatiguables» un inconditionnel, tant pis si l’on bouchonne à la sortie ! Malheureusement, le problème qui se posera inexorablement dans un avenir pas si lointain que ça finalement, c’est l’insuffisance de demande en confort matériel et le ralentissement inévitable de la croissance et la fermeture de certaines entreprises nationales. En effet on le sait déjà, quand on est un vieux travailleur acharné, on a déjà réalisé un grand nombre de ses projets et accumulé bien souvent un patrimoine conséquent qui comble parfaitement notre faible disponibilité. Plus concrètement : sur le plan de la consommation, nos besoins sont certainement plus limités que lorsque l’on est plus jeune et que nos besoins sont multiples  : besoin d’une voiture, d’une maison, d’un mobilier confortable très souvent renouvelé à mesure de l’évolution de sa situation familiale ou de ses choix. Ce qui signifie que les carnets de commandes des producteurs sont innexorablement liés au roulement logique des générations, l’activité aussi. Il est évident que plus il y a de travailleurs en activité et plus les recettes fiscales de l’Etat seront dans le vert avec en sus, beaucoup moins de dépenses sociales, sécuritaires et de santé publique, etc… Cela semble assez irréaliste je sais, mais quand une entreprise a suffisamment de personnels, les employés sont beaucoup moins sur la corde raide et par conséquent plus détendus. Dans ce cas les maladies nerveuses ou dépressives sont statistiquement en chute. Ce qui nous permet d’équilibrer nos dépenses de santé et rentabiliser l’entreprise . D’autre part, les hôpitaux disposent de ce fait de plus de moyens en personnel et sont moins engorgés. Etant donné que l’Etat dispose dans cette configuration, de moyen satisfaisant pour d’autres postes économiques en dehors de l’énorme besoin en matière de sécurité en tout genre, il peut plus facilement se concentrer sur d’autres besoins qui améliorent le bien être de ses citoyens en général : meilleures routes, meilleures écoles, bonne sécurité publique, meilleures assurances, une solidarité nationale mieux accueillie, une population plus confiante dans ses projets d’avenir et des entreprises aux carnets de commandes bien remplis. Dans un tel aspect de la croissance, les futurs retraités auraient moins le sentiment d’une fin tragique à l’issue de leur carrière professionnelle, parce qu’ils ne seraient plus seuls et isolés comme ils le sont aujourd’hui et risquent de l’être encore plus demain. Les mentalités changeraient en chaîne et notre vision un peu faussée de la jeunesse ou de la vieillesse profiterait par conséquent de la même révision.

Est-ce nécessaire de rapeler que c’est du bon fonctionnement de ce mécanisme que les riches producteurs et leurs employés les mieux payés pouront conserver encore longtemps leurs patrimoines ou leur standing ?

Alex LONY

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L’ECHEC D’UN SYSTEME

 

Nous vivons en ce moment même une crise sans commune mesure depuis 1929. Cette crise dont l’origine semble trouver sa source dans la chute des valeurs immobilières américaines ou plus en amont, dans les fameuses subprimes : (emprunts à taux progressifs contractés il y a quelques années par une classe sociale à solvabilité fragile, pour acquérir leur bien immobilier). Cette situation qui va malheureusement et pour longtemps encore, empoisonner l’économie mondiale semblait tristement programmée. Il suffisait d’observer cette nouvelle génération de spéculateurs financiers sortis fraîchement des grandes écoles issus le plus souvent de milieux privilégiés qui transformaient peu à peu le milieu de la finance en un gigantesque terrain de jeu : une sorte de "Las Végas mondial" réservé à une poignée de sophistes. En effet, si pour trouver un emploi de boulanger ou de mécanicien il faut aujourd’hui témoigner de plusieurs années de service et d’une solide expérience à "l’établi". Nombreuses banques peu scrupuleuses se contentent de la présentation d’un cursus d’étude bien étoffé en diplômes obtenus dans les "meilleurs écoles" de la planète pour propulser leurs jeunes loups aux commandes d’un pôle financier aux portefeuilles bien renfloués par une masse considérable de petits porteurs crédules et opportunistes. L’objectif crûment exposé en finalité, est bien évidemment de gagner beaucoup d’argent en un temps record grâce aux intérêts fabuleux des emprunts distribués en série à des sociétés dont la fiabilité de leur compte fut plus mesurée par l’euphorie des pronostics fantaisistes que par leurs chiffres d’affaires réel. Notre argent confié à ces gladiateurs surfeurs aux rêves démesurés, a servi en quelque sorte de pactole pour des mises hasardeuses dans les vastes amphithéâtres de la Bourse. L’argent semblait alors sortir d’une source inépuisable et imaginaire difficile à palper tellement sa volatilité devenait incontrôlable. On rentrait en bourse comme on rentrait au Casino. Pour appâter les plus gros poissons de la planète afin de les pousser à y jouer leur veste en espérant attirer les rêveurs audacieux, fallait-il agiter des lots intéressants ? Pas de problème à ce niveau de la roulette, la propagande faite autour de quelques richissimes hommes d’affaires du même acabit ayant bâti leur fortune à partir de ces produits spéculatifs aux lendemains prometteurs était un argument sérieux de persuasion. Il fallait bien en plus arriver à convaincre toute une batterie de dirigeants septiques à la recherche de recettes miracles d’enrichissement fulgurants, de mettre jusqu’à leur patrimoine personnel, outre celui de la collectivité en jeu pour une simple dose de risque… Disait-on dans ces époques là : bien calculée ? Le plus souvent l’investissement était systématiquement associé à de fortes probabilités de gains, les gains eux-mêmes convertis en développement, développement en richesse, richesse en emplois, emplois en prospérité individuelle puis en recettes fiscales très utiles au développement de notre infrastructure. Bref, un monde merveilleux aux promesses démesurées dont les systèmes montrent aujourd’hui leurs faiblesses. Tout en bas de l’échelle un bataillon d’escrocs sans état d’âme pour compléter le tableau… Une batterie de marchands de rêves sans scrupule persuadés de pouvoir s’enrichir sur les ruines de la misère, en revendant les biens saisis de leurs victimes, prélevant au passage quelques juteux bénéfices sur le grand désastre social. Le fond de l’histoire on la connaît, c’est aussi la place d’un autre marché très convoité sur la place financière : celui des médias, soufflant inlassablement le chaud et le froid au gré des tendances. En vérité, si ce maillon à peine remarqué de la crise n’avait pas été là pour enflammer les torches de la discorde sur le scandale des subprimes, la faillite de quelques banques véreuses à l’origine de l’émission de ces emprunts douteux n’aurait été qu’à peine évoquée. Bien entendu, personne ne pourrait condamner la bonne foi des journalistes "consciencieux " pour avoir diffusé une information authentique et de grand intérêt pour le citoyen lambda très influencé par ces échos. N’oublions pas que c’est la diffusion en chaîne de ces abus qui permit d’alerter bon nombre de souscripteurs sur ces pratiques inacceptables. Mais la question qui reste en suspens sur la place publique : était-ce seulement l’objectif de ces exploitants du sensationnel ? Peut-être pas ! Il est probable que tout ce qui a suivi le grand scandale de la crise des subprimes diffusée en boucle sur la scène de l’info, fut la plus grande fuite de l’histoire du grand complexe politico-médiatique.

Nous le savions, ce qui s’était passé aux Etats-Unis devait frapper la France de la même manière tôt ou tard. En effet, en réduisant le pouvoir d’achat des ménages tout en pratiquant des méthodes agressives d’incitation à la consommation et à l’endettement de ces mêmes acteurs telles que nous assistions ces dernières années, c’est dire que la France s’engageait avec le même élan vers un parcours assez similaire à celui de l’Amérique du début de ce millénaire. Nous allons tirer toutes les leçons de cette tragédie économique, du moins il faut l’espérer. Ce qui est à retenir en mon sens, c’est l’incompatibilité qui demeure entre pauvreté et solvabilité. Nous savons très bien que les producteurs de biens cherchent en même temps à enrichir leur patrimoine industriel et personnel du même coup. Pour cela ils ont besoin de consommateurs solvables pour subsister. A moins bien entendu de pouvoir conquérir des parts de marché lointaines là où il y a du pouvoir d’achat. Faut-il pour cela être des champions de l’exportation. Faut-il préciser encore qu’être champion de l’exportation implique aussi d’être suffisamment compétitif : (difficile à réaliser quand on sait qu’une grande partie de l’humanité peut à peine se nourrir,  le pouvoir d’achat que dispose une majorité de ces consommateurs en devenir  par conséquent est plus que limité), la question des marges bénéficiaires se pose en effet.  Il reste une issue bien entendu : la conquête des pays riches ! Mais faut-il avoir des produits suffisamment attractifs pour satisfaire cette clentèle exigeante et très avertie. Cela dépend là encore évidemment, de la qualité de la formation que nous dispensons dans nos écoles. Puisque les produits que nous devrions distribuer vers ces pays riches seraient forcément plus chers pour ces consommateurs spécifiques, la production de ces produits de qualité bien facturés est nécessaire pour pouvoir assurer les salaires confortables qui généralement sont l’apanage des pays développés. Ne parlons même pas de notre système social en décrépitude qui souffre terriblement d’apport nouveau à tel point qu’il sera peut-être question pour ceux qui travaillent de se placer en garants de la bonne santé de notre système de solidarité en travaillant jusqu’à l’usure.

Bref l’avenir ne semble pas vraiment brillant pour les générations qui nous succéderont, si il l’est déjà pour la nôtre.

Alex LONY .

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L’ECONOMIE SIMPLIFIEE

Un jeune qui démarre dans la vie avec des outils d’insertion suffisants: (éducation et formation professionnelle en adéquation avec les besoins des entreprises en matière de main d’œuvre), peu s’impliquer dans la société économique. Avant même que l’on puisse parler de l’aspect de son implication sociale, essayons d’imaginer plusieurs parcours avec leur interaction dans la vie économique.

Dans un premier temps nous mettrons en exergue le parcours d’un jeune issu d’un milieu défavorisé qui arrive dans une société très exigeante avec le plus souvent de très mauvais outils d’intégration : éducation inadaptée ou incompatible à un système intransigeant attaché à ses propres codes de valeur, échec scolaire :(peu ou pas de diplôme), famille pauvre et fragilisée, etc….

Une telle configuration sociale suffit pour comprendre que ce jeune n’a qu’une infime chance de s’en sortir.

Même s’il est armé d’une volonté de fer, son parcours sera chaotique si on ne lui offre pas une chance et des moyens suffisants pour s’impliquer dans la collectivité ! Pire encore, il risque d’être "un boulet" pour l’Etat et la société : (ceux qui travaillent et payent des impôts). Bien entendu, pas de difficulté lorsque l’économie se porte bien et que les recettes fiscales sont largement positives. Il suffit simplement de taxer à hauteur satisfaisante et sans douleur le produit du travail et les bénéfices des entreprises pour pouvoir alimenter le portefeuille d’action sociale très sollicité dans des conjonctures où le taux de chômage est très élevé et que la croissance économique se présente bien et est plutôt positive, malgré un marché de l’emploi décadent. Cela arrive et ce fut le cas pendant la période post-électorale de 2002.

Il n’y a pas de secret. Un individu qui ne travaille pas est une charge pour la collectivité, même quand il l’est déjà pour sa propre famille ! Autrement dit le problème social deviendra forcément économique à un moment ou à un autre et ce, pour l’ensemble des actifs d’une société ou le principe de solidarité se veut omniprésent. D’abord l’individu encore socialisé même quand il est au chômage demeure un consommateur fragile mais consommateur quand même. Cela signifie qu’il dépense sans apporter sa contribution active à l’édifice de la croissance, mais il contribue à un équilibre fragile par le biais de la consommation. S’il semble être un consommateur presque ordinaire, ses besoins seront limités par un manque évident de liquidité. Résultat ? Eh bien s’il est raisonnable il consommera avec modération des produits souvent low cost ou bas de gamme. La plupart de ces produits on le sait sont des produits importés, donc renforceront beaucoup plus l’économie des pays exportateurs plus que l’économie locale. Ce cas isolé multiplié par X entraînera obligatoirement une baisse significative de la consommation globale et des pertes de bénéfice pour les producteurs de biens à l’échelle du marasme. Qui dit perte de bénéfice pour les entreprises dit systématiquement un manque à gagner évident sur les recettes fiscales de l’Etat qui en même temps se verra imputer des budgets supplémentaires au nom de la solidarité nationale. Bref, un vrai gouffre financier ! Il serait temps d’admettre que plus important est le nombre de salariés et plus les recettes fiscales de l’Etat sont positives. Plus de gens qui travaillent permet de générer plus de besoins, plus de consommation, moins de morosité, plus de confiance plus d’investissement donc plus de croissance et en finalité plus de création d’emploi. Lorsque tous ces facteurs vont dans le bons sens, c’est selon ma modeste analyse et ceci en toute prudence les signes positifs d’une économie en bonne santé. J’entends d’ici ceux qui me diront que l’on peut tout aussi bien être au chômage ou avoir des revenus très faibles et ne pas vouloir changer son standing de vie, quoi que… Il n’y a pas si longtemps encore l’accès au crédit était à la portée de presque tous, sans distinction pour ne pas exagérer mes propos. Il était alors astucieux pour le commerce en mal de clientèle de relancer la consommation par le biais des incitations à l’endettement du consommateur. Toute une forme de facilités de paiement furent inventées pour rendre plus attractives les vitrines boudées par un public morose et prudent. Ce mode de relance comporte des risques quand la situation stagne ou a du mal à s’inverser. En premier lieu les commerçants réalisent des bénéfices artificiels qui s’avèrent au bout du compte peu rentables à cause du bataillon juridique qui reste à la solde des créanciers pour se faire rembourser leurs prêts : bataillon qui demeure inefficace face à des emprunteurs souvent insolvables hyperassistés par l’Etat. Il faut faire très attention aujourd’hui en manipulant ce genre de dispositif juridique qui finit souvent par déclencher un grand désarroi général et une morosité ambiante. Quant les saisies sont massives et fracassantes cela finit par toucher tout un fragment important de la société, ce qui conduit à la méfiance et à des résolutions extrêmes. En réalité c’est tout le système financier qui finit par défaillir : les entreprises établissent des bilans déficitaires tout en ayant bien vendu leur marchandises. Elles sont elles-mêmes endettées, leurs banques se retrouvent à gérer des comptes hypernégatifs et au bout de quelques rappels à l’ordre, refusent de les soutenir. Cela c’est pour la partie purement commerciale. A côté de ça c’est la fragilité de tout le système qui est à démontrer. Lorsque l’on pense que dans une économie de service comme la nôtre que c’est l’Etat qui assure la plus grande partie de ces services, vous comprendrez aisément que les recettes fiscales ont leur importance : Plus de policiers, plus de prisons, plus de justice, plus de surveillance, plus de social donc plus d’assistance publique tout simplement. Tout ceci a un coût bien entendu. Imaginez un système qui fonctionne avec plus de dépenses que de recettes. Que ce soit pour l’entreprise, l’assistance publique, le particulier et le financier la nécessité d’avoir une constance dans notre comptabilité est plus que vitale. Il ne serait pas très génial de penser que certains pourraient s’enrichir sans aucun intermédiaire humain. Même lorsque l’on tire sa richesse de la nature, nous avons besoin des autres pour l’exploiter. Le plus absurde serait de penser que certains êtres seraient inutiles aux autres. Cela serait bien entendu le meilleur moyen de causer sa propre perte.

 

Alex LONY


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JEUNES TALENTS FRANCAIS

ETHNICIA FRANCE.

Ethnicia, le fruit de la passion et de la ténacité

http://www.ethnicia.com

Habatou SY

HabatouSYPDGHetnicia  Jeune, belle, souriante et énergique

CV : Hapsatou Sy, jeune française de 27 ans d’origine sénégalo-mauritanienne, a fondé en 2005 Ethnicia, un concept innovant de beauté globale et pour tous. Aujourd’hui, elle est à la tête de deux salons parisiens, l’un situé sur l’Ile Saint-Louis, et l’autre dans le 15ème arrondissement et prépare l’ouverture d’un troisième salon dans le centre commercial les 4 temps de La Défense (92).
Ses autres projets : des ouvertures de salons franchisés dans toute la France et la préparation du lancement d’une marque d’extension de cheveux et de maquillage. Quel parcours !

Interview :
A 27 ans, vous êtes déjà à la tête d’une très belle entreprise. Quel est votre secret ? Venez-vous d’un milieu entrepreneurial ?
Pas du tout ! Mais mon père, qui était monteur de stands, m’a transmis une belle image du travail et m’a enseigné très tôt la valeur des choses. Je le voyais partir chaque matin à 6 heures, toujours ponctuel et heureux. Ce qu’il a pu acquérir, c’est grâce à la force de ses mains et il en est fier. Cela m’a donné envie, très jeune, d’entrer dans ce monde du travail, et, dès que j’ai pu, j’ai occupé des petits emplois parallèlement à ma scolarité.
Quel a été votre parcours scolaire ?
Après avoir obtenu un BEP, un Bac professionnel Secrétariat et un BTS Commerce international, j’ai suivi des cours du soir au Cnam, en travaillant pendant la journée dans la restauration rapide. Cela m’a permis d’obtenir un DESE commerce et marchés internationaux et d’être embauchée par un groupe informatique en qualité de responsable marchés internationaux. Ce poste me convenait bien car j’étais autonome, polyvalente et on me laissait une grande liberté d’action. Mais je me suis vite rendu compte que je n’étais pas faite pour travailler dans un cadre hiérarchique…
Pour quelles raisons ?
Du fait de mon caractère sans doute ! Depuis que je suis petite, j’aime diriger, lancer des idées, les faire avancer… Impossible de m’épanouir dans une organisation hiérarchique ! J’ai toujours rêvé d’être mon propre patron.
Et vous l’êtes devenu…
Quel a été le déclic ?
Une forte attirance pour le milieu de la beauté (plus glamour que celui de l’informatique…), une insatisfaction de l’offre existante et un stage à New-York auprès d’une consultante en image.
Je suis partie du constat qu’à Paris, il était impossible de trouver un lieu de beauté "multiservices" et "melting-pot", c’est-à-dire offrant des prestations de coiffure, de maquillage, d’esthétique, de soins corporels, à toutes les femmes, quelle que soit leur origine. Les "afros" se font coiffer dans le 10ème arrondissement, les européennes dans les grandes enseignes, les asiatiques dans certains quartiers… Impossible de trouver un endroit unique pour venir entre copines ! Et pour se faire soigner les ongles ou se faire masser, il faut changer d’endroit. Pour moi, qui suis en permanence pressée, c’est infernal !
Je ne comprends pas que l’on puisse ainsi scinder le marché de la beauté !
Et cet endroit dont vous rêviez, vous l’avez trouvé aux Etats-Unis ?
Oui, curieusement c’est à New-York que j’ai trouvé ce que j’imaginais en France. J’ai poussé la porte d’un salon qui m’attirait et l’on m’a écoutée en me prenant totalement en charge. Dans ce salon, il y avait des personnes de toutes origines. Je m’y suis sentie très bien.
C’est également là-bas que j’ai découvert le conseil en image, sous toutes ses approches et que j’ai suivi une formation dans ce domaine.
Le conseil en image, c’est quelque chose de nouveau, de "tendance" ?
Nouveau, pas vraiment… Tendance, beaucoup plus ! Dans mes salons, toutes les prestations sont renforcées par le conseil en image. Si vous venez pour vous faire coiffer, on va tenir compte de votre personnalité, de la forme de votre visage, de vos goûts, de votre meilleur profil, de votre type de peau… tout cela pour vous mettre en valeur. On accueille les femmes et les hommes en tant qu’êtres uniques, car deux personnes, même d’origine similaire, n’ont pas les mêmes besoins.
Avez-vous été aidée pour monter votre entreprise ?
Pas vraiment ! Après avoir monté mon plan d’affaires (en utilisant votre site d’ailleurs…), j’ai frappé à la porte des banques. Elles m’ont très vite expliqué que j’étais bien sympathique, que mon projet était porté avec beaucoup de volonté… mais qu’elles ne m’aideraient pas car un tel concept sur l’Ile Saint-Louis, placé où il était, ne marcherait pas. Le projet était donc trop risqué à leur goût, d’autant plus que je n’étais pas en mesure d’apporter de biens en garantie. Il faut dire que mon local se situe en sous-sol, dans une rue très peu passante, avec une vitrine d’1,50 mètre de large ! On m’a un peu pris pour une excentrique… mais ça ne m’a pas découragée, car je croyais à mon projet à 120 % !
Installer un tel salon demande des investissements importants.
Comment avez-vous fait si vous n’étiez pas soutenue par les banques ?
J’ai utilisé les sommes que j’avais économisées en travaillant. Cela représentait tout de même environ 35 000 euros. Mais on m’en a pris 19 000 dès le départ pour le dépôt de garantie du bail…
J’ai négocié des délais de paiement avec mes fournisseurs, j’ai pris du mobilier d’entrée de gamme pour subvenir aux besoins primaires de mon activité, et je me suis lancée !
J’ai ensuite investi au jour le jour et recruté du personnel au fur et à mesure de l’augmentation de ma clientèle et des rentrées de chiffre d’affaires.
Vous n’avez pas eu peur de vous lancer dans un domaine qui ne correspondait pas à votre formation initiale ?
Non, car le domaine de la beauté me passionnait beaucoup plus que celui dans lequel j’évoluais (l’informatique) et j’avais par ailleurs suivi une formation de conseil en image.
Quant à ma formation initiale et à ma petite expérience professionnelle, elles m’ont été très utiles pour la construction de mon projet et pour mon métier actuel de chef d’entreprise.

Qu’est-ce qui vous semble le plus compliqué dans la direction d’une entreprise ?
Les ressources humaines ! C’est très difficile, surtout lorsque l’on est une jeune femme et que l’on dirige des personnes plus âgées. J’ai fait des erreurs, qui sont devenues en fait de bonnes leçons ! Entre la théorie et la pratique, il y a un océan !
Le management, c’est quelque chose de compliqué, car il faut faire preuve de diplomatie et de psychologie…

Comment avez-vous fait pour vous faire connaître aussi rapidement ?
J’y suis allée "au culot" ! Je me rendais à de nombreux évènements parisiens avec des jeunes filles qui portaient des tee-shirts à ma marque. On distribuait des flyers en disant "Ethnicia arrive en France", laissant penser que la marque existait déjà aux USA ou ailleurs…
60 % de notre clientèle provient du bouche à oreille. C’est une grande satisfaction, mais je suis consciente que ce type de communication est à double tranchant : une cliente mécontente le fera également savoir ! Nos prestations doivent donc être irréprochables.
J’ai également eu la chance d’avoir fait l’objet d’un article dans le journal Le Parisien, qui a déclenché beaucoup de demandes de journalistes surpris par le côté "magique" du lieu. C’est comme ça que ça a commencé.
La communication est très présente aujourd’hui dans votre stratégie…
Oui, car lorsque l’on mise sur de fortes perspectives de développement, la communication joue un rôle important. En fait, je n’y consacre pas énormément d’argent. Je travaille certes avec des professionnels pour la réalisation de mes supports, mais c’est normal car nous développons une franchise autour du concept d’Ethnicia.
En dehors de cela, je fonctionne beaucoup par échanges. Par exemple j’offre des produits à une radio (que je me fais offrir par mes fournisseurs) et en échange, ils nous font des spots publicitaires.
Vous avez été lauréate du prix de l’innovation commerciale, parrainé par Unibail-Rodamco. C’est important pour vous ?
Ah oui, très important, car le jury était composé d’experts, qui m’impressionnaient. Ils ont "décortiqué" mon projet et l’ont sélectionné… C’est une grande fierté pour moi qui ne suis pas issue d’une grande école, contrairement à beaucoup de concurrents. Avec mon petit bagage, je me sentais complexée au démarrage !
J’ai compris beaucoup de choses en termes de communication, grâce aux conseils du jury :
– que visuellement, mon concept devrait être reconnaissable de suite,
– qu’il devait être simple pour pouvoir être dupliqué…
Et puis, j’ai gagné un emplacement au centre commercial des 4 temps à La Défense d’une valeur de 500 000 euros, avec 6 mois de loyers offerts… C’est précieux !
Quels sont vos projets maintenant ?
Développer mon concept en franchise. Pour cela, je me fais aider par un conseil spécialisé, car il y a un certain nombre de précautions à prendre. A chacun son domaine !
Grâce à la franchise, je permets à d’autres entrepreneurs de s’associer au développement d’Ethnicia… et je limite les risques de copiage à tout va. L’aventure ne fait que commencer !
Propos recueillis en mai 2008 par Laurence Piganeau
13/05/2008

 
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LE RACISME : UNE REPLIQUE DOULOUREUSE

Inconnu 

Il fut un temps ou le racisme était dirigé en direction d’une catégorie d’humains jugée de "race" inférieure ou indigne. Combien de ces victimes caricaturées abusivement et maltraitées par les adeptes de cette idéologie malsaine se sont opposées inutilement pendant que les insultes continuaient à les affliger ? Bien entendu, il n’est pas question ici de faire le procès d’une race qui serait "qualifiée" suprême par défaut et supposée seule coupable de méfaits sur le psychisme de ses congénères. Il est question de condamner un principe destructeur qui semble prendre son essence dans un rapport de force entre individus de différentes origines, en pratiquant des méthodes d’infériorisation et le harcèlement en groupe en direction de minorités isolées et vulnérables.

Aujourd’hui, les victimes sont multiples et pas forcément noires ou colorées compte tenu que les Nations et les régions ne sont plus des Icebergs hermétiques. Grâce à l’évolution, le monde est articulé par des réflexes assez similaires. Nous sommes tous appelés un jour ou l’autre à voyager, à communiquer, à échanger bien au delà de nos frontières. C’est incontestable, ce qui fut possible auparavant grâce à l’éloignement et à une quasi invisibilité de l’horizon, ne l’est plus aujourd’hui. Malgré la détermination de certains dirigeants étrangers qui chercheraient illusoirement à installer leur population dans une forteresse prétendue impénétrable, ils doivent à leur grand désarroi admettre qu’il est impossible en ces jours, de maintenir très longtemps un peuple à l’isolement et l’inertie.

Le racisme n’est supportable pour personne ! D’ailleurs pour ceux qui prétendent aujourd’hui être victimes d’un racisme anti-blanc : (vocabulaire récent), il est temps de leur dire que cette définition de la haine n’est qu’un dérivé verbal qui a pour intention de graduer la douleur. Ou alors aurions-nous dû employer depuis longtemps cet adverbe pour exprimer le rejet de l’autre sous ces formes : anti-Noirs, anti-Jaunes, anti-Juifs, anti-Arabes et que sais-je encore… Je comprends tout à fait la souffrance de ces nouvelles victimes autant que l’on comprenne celle des autres catégories. Toutefois n’exagérons rien ! On ne supporte pas moins bien le racisme parce que l’on est Blanc !!! Disons plutôt que l’exclusion "raciale" est désagréable pour toutes les victimes.

Nous Français en général, avons à rattraper de longues décennies de léthargie sur la question de notre diversité culturelle, "raciale" et notre manière même d’aborder les aspects de nos différences. Nous avons vécu jusqu’ici dans une atmosphère lourde d’hypocrisie et d’indiférence face à l’impact psychologique que pouvait causer nos comportements odieux sur "l’isolé incompatible". Nous avons pensé pendant longtemps qu’il suffisait simplement de contourner nos difficultés à vivre ensemble pour réussir à s’en accommoder. Nous avons refusé d’affronter courageusement nos inepties et nos tabous, ce qui nous a empêché à chercher des solutions adaptées aux réalités de notre société. Le temps de la gauloiserie imaginaire est terminée et il est temps de former un peuple uni pour une communauté de  destin à l’intérieur d’une Nation forte. Notre division nous empêche de profiter pleinement de l’effort collectif qui est indispensable pour nous aider à atteindre nos objectifs ambitieux dans la compétition internationale. Pourtant la France dispose d’atouts considérables qui peuvent lui permettre de s’inventer un avenir plus resplendissant dans l’espace mondial. Tout dépendra là encore une fois, de notre capacité à remettre en marche l’unité nationale. Plus solidaire et moins divisés, nous serons plus efficaces pour regagner notre titre de grand peuple.

Alex LONY

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UNE SOCIETE SOURDE ET OBSTINEE

Tansports urbains 

Enfin un outil de communication démocratique qui va redonner je l’espère à tous ceux que l’on entend jamais, la parole.

Nous avons dans cette société française si je ne m’abuse, un sérieux problème à communiquer. Enfin je veux parler du ressentiment de ceux des zones urbaines dites : "sensibles" qui sous prétexte de leur accent arraché ou chantonnant se voient continuellement confisquer la parole par les grands maîtres du "verbe et du savoir" !

Pas très démocratique cette façon d’agir malgré quelques mises en scène épisodiques bien orchestrées qui tenteraient de faire croire que la liberté de penser et de s’exprimer est largement professée dans notre pays. C’est faux !

Ce sont toujours les mêmes qui s’expriment sur les sujets essentiels de notre société. Ce sont souvent les mêmes qui imposent leurs avis à une minorité silencieuse et presque apeurée. Une minorité que l’on condamne à utiliser le même vocabulaire que leurs interlocuteurs diplômés au risque d’être soupçonnée d’illettrisme ou à se taire. Pourtant le constat est éloquent sur la qualité de l’enseignement dispensé aux périphéries de ces lieux de vie désertés par les pouvoirs publics.

Est-ce uniquement la faute de ces gens si dans la plupart de ces quartiers le financement au service de la culture et de l’instruction n’a jamais été à la hauteur de l’ambition nationale ? Si l’école de la République n’a pas pu remplir sa mission par manque de moyen face au désastre sociale des familles complètement empêtrées dans leurs difficultés quotidiennes ? Face à ces enfants en décalage avec la réalité de leurs parents subissant secrètement les privations au sein d’une société de consommation toujours plus ostentatoire et de plus en plus irresponsable ?

Le problème des banlieues françaises n’a pas été réglé parce qu’au delà du chômage des jeunes et de l’insécurité c’est la question même de l’urbanisme qu’il va falloir réviser. Tout à été organisé dans le passé pour isoler ces populations des autres citoyens au risque de favoriser le communautarisme dangereux pour la République et la laïcité. Il est temps d’imaginer une autre société plus dynamique et plus solidaire en impliquant tous les citoyens volontaires dans l’action du renouveau français si nous voulons être digne de la devise républicaine :

"Liberté – Egalité – Fraternité". Il est temps d’agir ensemble !!!

Alex LONY

 

 

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